Santé mentale et psychiatrie

L’identité du LER

Créé en 2016, le Laboratoire d’Enseignement et Recherche en Santé mentale et Psychiatrie (LER SMP) cherche des solutions aux problèmes des populations vulnérables sur le plan psychiatrique notamment en:

  • Développant des interventions efficientes
  • Participant activement au développement des compétences professionnelles et d’outils qui facilitent le travail clinique
  • Implantant des programmes qui favorisent l’accès et la continuité des soins.

Le Laboratoire d’Enseignement et de Recherche en Santé Mentale et Psychiatrie a des liens étroits avec la Section de psychiatrie sociale du Service de psychiatrie communautaire du Département de psychiatrie du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois. Pascale Ferrari a un poste conjoint entre les deux entités. Cet ancrage clinique vise à créer des connexions vivantes entre la clinique, la recherche et l’enseignement. Cette insertion dans le milieu permet également d’identifier rapidement les problèmes émergents qui peuvent faire l’objet de recherches ou de développements.

La psychiatrie communautaire s’adresse aux personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères qui ne répondent que partiellement au traitement médical.

Ces personnes présentent souvent des problèmes de soins complexes nécessitant des compétences élevées en soins infirmiers. Les problématiques des patients sont souvent intriquées à des difficultés sociales et économiques nécessitant une collaboration étroite sur le plan interdisciplinaire.

Stratégies

  •  Intégrer nos travaux dans le cadre du modèle du rétablissement.
  • Assurer une relève forte et innovante dans le domaine des soins infirmiers psychiatriques.
  • Confronter les résultats de nos travaux au jugement des pairs en les soumettant à des revues internationales.
  • Rendre les résultats accessibles à l’ensemble des professionnels et au grand public en les publiant dans des journaux de vulgarisation.
  • Intégrer les résultats obtenus dans l’enseignement et la formation continue. L’équipe conduit une réflexion pédagogique constante pour favoriser la transmission des connaissances et des compétences professionnelles.
  • Collaborer étroitement avec de nombreux acteurs socio-sanitaires, institutionnels ou associatifs régionaux.
  • Poursuivre, sur le plan international, nos partenariats avec des équipes françaises, allemandes, kosovares, portugaises et indiennes.
  • Démontrer à plus long terme comment le développement de la compétence dans les soins psychiatriques contribue à la baisse des coûts de la santé et comment la recherche sur les populations vulnérables contribuent au développement de la santé de l’ensemble de la communauté.

Etre rétabli d’un trouble psychiatrique, c’est pouvoir mener une vie riche et pleine basée sur l’espoir et l’autodétermination. C’est le résultat d’un processus basé sur l’expérience de nombreux patients.

L’équipe

Les membres du LER SMP:

Projets de recherche

Programme Émotions positives pour la Schizophrénie (PEPS)
2015–2018

Requérant & Co-requérants: J. Favrod, C.Bonsack, A. Nguyen, I. McCluckey, P. Golay

Partenaires: HorizonSud, Département de psychiatrie, Centre hospitalier universitaire vaudois (DP-CHUV), SISP SA, Myosotis

Financement: Fonds National Suisse (FNS)

Résumé:
La littérature récente a distingué les symptômes négatifs associés à une diminution de la capacité d’éprouver (apathie, anhédonie) de ceux qui sont associés à une diminution de la capacité d’exprimer (émoussement affectif, alogie). Le syndrome apathie-anhédonie tend à être associé avec un moins bon pronostic que celui lié à une réduction de l’expression, suggérant qu’il s’agit d’un aspect plus sévère de la psychopathologie. Ce syndrome est aussi associé à la durée de psychose non-traitée, une histoire familiale de schizophrénie et le statut professionnel au moment du premier épisode psychotique. La distinction entre ces deux syndromes, réduction de l’expérience et réduction de l’expression, permet probablement une approche plus spécifique du problème.

Le programme émotions positives pour la schizophrénie (PEPS) est un programme groupal qui cherche à réduire l’anhédonie et l’apathie en augmentant le contrôle cognitif des émotions positives. Il s’agit d’un programme en huit séances d’une heure, administré à l’aide de matériel multimédia (visuel et sonore) présenté sous forme de fichiers PowerPoint projetés sur un écran. Les groupes sont composés de 5 à 10 participants. Chaque séance commence par un accueil et un exercice de relaxation ou de méditation. Dès la seconde séance, les animateurs passent en revue la tâche à domicile qui a été prescrite à la fin de la séance précédente. La séance se poursuit avec la remise en question d’une croyance défaitiste, puis l’apprentissage d’une compétence pour améliorer l’anticipation, le maintien, l’augmentation ou la réactualisation d’émotions positives. La séance se termine par la prescription d’une tâche à accomplir pour la séance suivante. Les compétences enseignées sont : savourer l’expérience agréable, exprimer les émotions de manière comportementale, capitaliser les moments positifs et anticiper les moments agréables.

Une étude pilote portant sur 37 participants avec un trouble du spectre de la schizophrénie a montré la faisabilité de PEPS. Les résultats indiquent que le programme est accompagné d’une amélioration cliniquement et statistiquement significative de l’anhédonie et de l’apathie mesurée avec la Scale for Assessment of Negative Symptoms (SANS). La dépression est également améliorée.

PEPS

Étude pilote de PEPS : Favrod J, Nguyen A, Fankhauser C, Ismailaj A, Hasler JD, Ringuet A, Rexhaj S, Bonsack C: Positive emotions program for schizophrenia (peps): A pilot intervention to reduce anhedonia and apathy. BMC Psychiatry 2015;15

Formation à la conduite du programme PEPS (ForPEPS)
2015–2018

Requérant & Co-requérants: J. Favrod, L. Frobert, A. Nguyen

Partenaires: HorizonSud, Département de psychiatrie – Centre hospitalier universitaire vaudois (DP-CHUV), SISP SA, Myosotis

Financement: Fonds National Suisse (FNS)

Résumé:
La conduite du programme psychoéducatif PEPS requiert de la part des professionnels des compétences dans le domaine à la fois thérapeutique et éducatif. Le développement de ces compétences est favorisé et évalué au cours d’un dispositif qui intègre formation et supervision. Le cadre théorico-méthodologique convoque les sciences de l’éducation (analyse du travail, observations directes et entretiens collectifs). Les résultats préliminaires montrent : une aquisition d’habilités pedagogiques (identification des stratégies d’apprentissage des patients) et le développement d’une posture professionelle de partenariat (différentes configurations de participations- relations assymétriques/symétriques).

PEPS Interaction
2016–

Requérant & Co-requérants: A. Nguyen, J. Favrod, L. Frobert, J. Pellet

Partenaires: Maison La Rouvraie

Financement: Fonds National Suisse (FNS)

Résumé:
La complexité de l’animation de programme PEPS réside dans la double activité des professionnels, thérapeutique et éducative. Une analyse de l’activité selon une perspective interactionnelle vise à décrire les phénomènes relationnels en œuvre entre professionels et patients: la négociation des rôles et des places des participants, et les configurations de participation aux interactions. Le cadre théorico-méthodologique est ancré dans les sciences du travail et de la formation (approche ethno-méthodologique).

L’impact de l’auto-stigmatisation sur le fonctionnement social, les symptômes négatifs et la dépression chez les personnes atteintes de schizophrénie.
2016–2018

Requérant & Co-requérants: Joanie Pellet

Co-directeur: Jérôme Favrod

Travail de Master en science infirmière–IUFRS

Résumé:
L’auto-stigmatisation a un impact important sur la qualité de vie des personnes atteintes de schizophrénie et constitue un frein majeur au processus de rétablissement. Ce processus d’internalisation des stéréotypes véhiculés péjore le fonctionnement social de la personne concernée, diminue son estime de soi et son efficacité personelle.

L’objectif de cette étude est de développer une meilleure compréhension de la problématique d’auto-stigmatisation en décrivant le phénomène et ses relations avec d’autres variables mesurées pour un échantillon de patients atteints de schizophrénie qui participent au programme PEPS.

Les hypothèses de recherche sont: (1) un score élevé d’auto-stigmatisation serait associé à un faible fonctionnement social (2) un score élevé d’auto-stigmatisation serait associé à des scores de dépression et de symptômes négatifs élevés (3) le programme PEPS a un effet modérateur sur la relation entre l’auto-stigmatisation et le fonctionnement social.

L’étude permettra de faire un état des lieux en Suisse romande de l’auto-stigmatisation vécue par des patients atteints de schizophrénie et faire émerger des pistes pour accroître les connaissances sur le sujet pour la discipline, mettre en évidence cette problématique dans la pratique clinique, et développer des interventions ciblées.

Etude des «Pratiques et Contenus du Plan de Crise Conjoint» (PCPCC)
2016–

Requérant & Co-requérants: P. Ferrari; P. Lequin; P. Golay, C.Besse; M. Milovan

Partenaires: DP-CHUV; AVDEMS; AVOP; APROMAD; FSL; APREMADOL

Résumé:
L’objectif principal de l’étude « Pratiques et contenus du Plan de Crise Conjoint » est d’explorer la pratique du Plan de Crise Conjoint (PCC) dans divers milieux et programmes de soins psychiatriques du canton de Vaud à l’aide d’une méthodologie mixte. Des analyses de contenus des PCC, récoltés rétrospectivement sur dossier, seront effectuées au moyen du logiciel NVivo, ainsi qu’en ayant recours à la «Quality of Crisis Plan Checklist». L’impact de variables institutionnelles, cliniques et sociodémographiques sur les contenus sera également mesuré. Pour compléter ces données et explorer davantage les pratiques du PCC, des entretiens semi-structurés seront conduits dans ces divers milieux auprès de professionnels ayant participé à l’élaboration des PCC, des usagers au bénéfice d’un PCC et de leurs proches si ces derniers ont été impliqués dans la démarche. Les buts ultimes sont de finaliser et valider un document PCC unique et transverse en français, d’élaborer des recommandations pour sa diffusion et son implantation ainsi qu’identifier les besoins en formation et permettre un protocole de recherche ultérieur visant à évaluer les impacts du PCC.

Programme ENSEMBLE: Intervention précoce brève auprès des proches aidants de personnes souffrant de troubles psychiatriques sévères: étude pilote
2014–

Requérant & Co-requérants: Shyhrete Rexhaj; Jérôme Favrod

Financement: Dr Alexander Engelhorn

Résumé:
L’expérience de la maladie engendre une fracture dans l’unité de certains systèmes familiaux (1,2), ce qui peut provoquer, chez les proches, certaines difficultés à faire face à la maladie et affecter les possibilités d’aider le patient à la gérer. Les interventions probantes auprès des proches sont rarement offertes lors du début de la maladie alors que c’est justement le moment où ils font face à des périodes de crises aiguës pouvant engendrer diverses conséquences délétères pour le patient et pour les proches (3). La présente étude comprend la construction et l’évaluation de la faisabilité d’une intervention précoce auprès des proches aidants de personnes souffrant de troubles psychiatriques, intitulée ENSEMBLE.

Méthode:
La présente recherche sera menée selon la méthode de «Mapping intervention design (MID)» (4). Dans le présent projet, l’accent est mis sur la promotion de la santé auprès des proches aidants qui aura pour résultat l’amélioration du bien-être des proches et l’équilibre du système familial pouvant contribuer au bien-être des personnes atteintes de troubles psychiatriques. Le MID favorise un lien direct entre les besoins non-comblés et guide la construction d’intervention efficiente.

Conclusion:
Ce nouveau programme devrait prévenir et promouvoir la santé des proches aidants et celle de la personne dont ils s’occupent. L’efficacité de la nouvelle intervention sera testée dans un dispositif de recherche, ce qui constitue la dernière étape du MID et permettra de valider l’intervention développée.

Les Compétences Infirmières auprès des Proches aidants de patients hospitalisés atteints de Schizophrénie (CIPS)
2014–2016

Requérant & Co-requérants: Shyhrete Rexhaj; Alexandra Nguyen; Jérôme Favrod; Claude Leclerc (Université du Québec à Trois-Rivières)

Partenaires: Université du Québec à Trois-RivièresFinancement: Domaine Santé Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO)

Résumé:
Les proches aidants jouent un rôle primordial de soutien auprès des personnes atteintes de schizophrénie. Cependant, ce soutien engendre un fardeau particulièrement élevé (Madianos et al., 2004; Magliano et al., 2005; Moller-Leimkuhler, 2005, 2006) et une détresse élevée après plusieurs années de maladie.

L’hospitalisation du patient semble être le moment crucial pour intervenir auprès des proches aidants afin de promouvoir leur santé et celles des patients. Les compétences infirmières auprès des proches et des patients constituent également le levier primordial pour la prévention des rechutes.

Nous proposons, dans ce projet, de définir, sur la base des recherches scientifiques et de la littérature, les connaissances et les habiletés professionnelles indispensables à des interventions soignantes pertinentes, qualitatives et diversifiées. Puis, nous confronterons ces hypothèses de compétences avec les attentes et les besoins des professionnels œuvrant dans les services. L’analyse des écarts de compétences nous permettra d’identifier les lacunes en termes de formation initiale des infirmiers ainsi que les perspectives de développement en formation continue des dites compétences d’accompagnement des proches aidants.

La transition entre l’hôpital psychiatrique et les structures d’hébergement.
2012–2015

Requérant & Co-requérants: Pascale Ferrari; Marie McCormick(HETS-EESP); Gilles Bangerter; Pierre Gobet (HETS-EESP)

Partenaires: Haute Ecole de travail social et de la santé (HETS-EESP)

Financement: Service de la santé publique (SSP), Service des assurances sociales et de l’hébergement (SASH), Service de prévoyance et d’aide sociale (SPAS)

Résumé:
Le canton de Vaud conduit actuellement un projet visant à réunir l’ensemble des établissements d’hébergement à vocation psychiatrique adulte en une seule filière afin de garantir une équité d’accès aux soins et maintenir la diversité de l’offre tout en améliorant les complémentarités entre les prestations socio-éducatives et médico-soignantes.

45 établissements sont directement concernés par ce projet, de même que de nombreux autres prestataires de soins. Un état des lieux a révélé des difficultés de coopération sur le terrain. De plus, le phénomène de «porte tournante» est préoccupant: Les placements itératifs avec hospitalisations multiples sur retour de placement semble concerner plus d’un patient sur deux. Bien que divers référentiels aient été identifiés dans la littérature pour faciliter la coordination et assurer la continuité des soins, aucun ne se concentre de façon spécifique sur les transitions entre institutions de soins aigus et institutions résidentielles. Dans le contexte post désinstitutionalisation de la psychiatre, les outils de réseau tant cliniques qu’organisationnels restent à construire pour favoriser la coordination des soins dans les transitions entre l’hôpital et l’hébergement. Les itinéraires cliniques sur le modèle du somatique peinent à intégrer les trajectoires de soins, souvent décousues, des adultes souffrant de troubles psychiatriques sévères. Par ailleurs, la constitution d’une filière spécialisée implique une nécessaire redéfinition des identités institutionnelles au profit d’un meilleur résultat collectif. Cette étape implique un partage des valeurs et des représentations qui guident les logiques d’action afin, non pas d’effacer les cultures professionnelles et institutionnelles présentes, mais d’introduire une certaine dimension de communauté.

Quelles sont les valeurs des professionnels qui interviennent dans cette filière? Quelles sont les interactions entre les différents acteurs concernés? Quels sont les outils/référentiels à disposition pour faciliter son fonctionnement?

Cette étude vise à explorer les attentes et points de vue des différents acteurs (usager-ère-s, proches et professionnel-le-s) dans le cadre de la constitution de la filière cantonale d’hébergement. Plus précisément, il s’agit d’améliorer la compréhension des transitions entre l’hôpital psychiatrique et les structures d’hébergement, puis de développer des modes de coopération entre les acteurs concernés. Pour ce faire des entretiens individuels seront conduits auprès des usagers puis d’un proche de leur choix. Dans un second temps, des focus groups réuniront des professionnels issus des diverses institutions concernées. Les données analysées seront organisées selon le modèle de Parsons et les résultats soumis au Département de la Santé et de l’Action Sociale sous forme de recommandations pour l’élaboration de la filière cantonale d’hébergement.

Améliorer les capacités à faire face au stress par le biofeedback mobile chez les personnes ayant une déficience intellectuelle et des troubles du comportement.
2012–2013

Requérant & Co-requérants: Jérôme Favrod; Armando Brana(HorizonSud); Julie Palix; Shyhrete Rexhaj.

Partenaires: Horizon Sud

Financement: Commission de promotion de la santé et de lutte contre les addictions (CPSLA), Service de la santé publique (SSP).

Résumé:
Les limitations verbales chez les personnes ayant une déficience intellectuelle peuvent compliquer la gestion du stress. L’expression des besoins et des émotions vont s’exprimer davantage sous forme comportementale que verbale. L’accès au vécu subjectif est ainsi rendu plus complexe. Les symptômes et la souffrance peuvent se manifester par de l’explosivité, des automutilations, le retrait, l’hyperactivité, des stéréotypies ou des vocalisations. Depuis plusieurs années, l’équipe mobile de psychiatrie de liaison utilise le biofeedback de la variabilité cardiaque pour mieux comprendre les états internes des patients et leur enseigner des capacités à faire face au stress. Toutefois, le matériel disponible nécessite que le patient soit relié par fil à un ordinateur portable, et la mesure de la variabilité cardiaque est périphérique (doigt, lobe de l’oreille) avec un risque élevé d’artéfacts. Ce projet a pour but de développer un système de biofeedback sans fil avec une prise de mesure ECG central pour entraîner les patients dans leur environnement naturel.

Méthode:
Le matériel est développé en collaboration avec le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) à Neuchâtel. Les participants avec une déficience intellectuelle travaillant dans un atelier protégé sont évalués en pré et post-tests durant une demi-journée de travail avec un t-shirt équipé de capteurs enregistrant l’ECG, la respiration et les mouvements. Les capteurs sont reliés par Bluetooth à une tablette électronique. Les participants sont également évalués avant et après l’intervention avec un questionnaire de stress perçu. L’intervention consiste à un entraînement à la cohérence cardiaque à chaque reprise de travail durant deux semaines.

Résultats escomptés:
L’ensemble des participants sont améliorés sur des variables physiologiques et/ou psychologiques. Toutefois les résultats ne sont pas homogènes certains participants ne s’améliorant que sur une ou l’autre variable.

Conclusion:
L’entraînement à la cohérence cardiaque semble utile dans la gestion du stress au travail avec des personnes qui présente une déficience intellectuelle. Des études supplémentaires sont nécessaires probablement avec des interventions plus longues.

Favrod J, Brana A, Gavillet A, Akselrod M, Nguyen A & Palix J. Entraînement à faire face au stress professionnel pour les personnes avec un retard intellectuel : une étude pilote. Journal de thérapie comportementale et cognitive, 25,3:132-141.

Evaluation continue et mobile de l’état d’excitation physiologique chez des personnes avec déficience intellectuelle et comportements défiants.
2011–2013

Requérant & Co-requérants: Jérôme Favrod; Fabienne Giuliani (DP-CHUV)

Partenaires: Département de psychiatrie – Centre hospitalier universitaire vaudois (DP-CHUV)

Financement: Réseau d’études appliquées des pratiques de santé, de réadaptation/réinsertion (RESAR); Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO)

Résumé:
La littérature scientifique offre peu de solutions pour réduire la sévérité ou la fréquence des comportements défiants dans le champ de la déficience intellectuelle. Le traitement neuroleptique est fréquemment prescrit, mais la recherche affirme qu’il ne devrait pas être un traitement de routine acceptable pour les comportements explosifs. Les données sur les corrélats physiologiques du stress indiquent que la mesure du fonctionnement du système cardiaque autonome est un bon index de régulation du stress. Une plus grande variabilité cardiaque est le signe d’une meilleure flexibilité du système nerveux autonome. Elle est accompagnée d’une capacité augmentée à faire face aux exigences psychologiques et physiologiques.

Méthode:
Onze participants avec une déficience intellectuelle et une histoire récente d’explosivité ou d’automutilation porteront durant deux jours non consécutifs un t-shirt équipé de capteurs mesurant l’ECG, la respiration et les mouvements. Le t-shirt est relié à une tablette électronique par Bluetooth. Chaque demi-heure, l’entourage socio-éducatif du participant devra répondre sur la tablette à des questions standardisées sur l’état clinique du participant.

Résultats:
Les résultats de l’étude montre deux profils d’excitation physiologique. Un profil qui montre une hyperactivité de leur système sympathique et un autre qui montre une activation sympathique et parasympathique. Dans ce second profil, les troubles du comportement apparaissent quand le système freinateur lâche.

Conclusion:
Ces données permettent de définir des pistes spécifiques pour développer des interventions alternatives au traitement médicamenteux et à la contention.

Efficacité de l’entraînement métacognitif pour réduire les idées délirantes: un essai clinique randomisé.
2010–2012

Requérant & Co-requérants: Jérôme Favrod; Pascale Ferrari; Shyhrete Rexhaj, Claude Hayoz (HorizonSud); Charles Bonsack (DP-CHUV); Philippe Conus (DP-CHUV)

Partenaires: HorizonSud; Département de psychiatrie, Centre hospitalier universitaire vaudois (DP-CHUV)

Financement: Swiss National Science Fondation (FNS DORE) 129784, Dr Alexander Engelhorn

Résumé:
En dépit des progrès dans le traitement pharmacologique de la schizophrénie, 30 à 40% des patients montrent une rémission partielle de leurs symptômes psychotiques. Ces symptômes persistants augmentent les risques d’hospitalisations non volontaires et conduisent à des conséquences fonctionnelles qui réduisent l’autonomie et l’accès au travail. La recherche fondamentale a identifié plusieurs biais cognitifs associés à la psychose. A partir de ces données, un programme d’entraînement métacognitif a été développé pour aider les patients à prendre conscience de ces biais et adapter leur répertoire de résolutions de problèmes. Ce programme d’entraînement métacognitif est gratuit et peut être téléchargé en 30 langues à www.uke.de/mkt

Méthode:
Cinquante-quatre participants souffrant de schizophrénie ou d’un trouble schizo-affectif avec des idées délirantes persistantes, sans augmentation du traitement neuroleptique les deux derniers mois avant l’inclusion, ont été randomisés dans le traitement habituel ou le traitement habituel suivi de huit séances d’entraînement métacognitif. Les symptômes psychotiques ont été évalués par des juges indépendants avant et après l’intervention, puis six mois plus tard.

Résultats:
Quarante-huit participants ont été évalués en post-test et quarante-sept six mois plus tard. La participation à l’entraînement métacognitif est élevée, les participants ayant assisté à 92 % des séances. Les résultats montrent que les personnes qui ont participé à l’entraînement présentent une réduction cliniquement et statistiquement significative de leurs idées délirantes qui se maintient six mois après l’intervention. La moitié des participants du groupe-contrôle ont déjà suivi l’entraînement à la fin de leur participation à l’étude.

Conclusion:
L’entraînement métacognitif démontre un effet antipsychotique complémentaire au traitement neuroleptique qui se maintiennent six mois après la fin de l’intervention.

Partenaires

Liens utiles