2000 – 2009

2000 – Une nouvelle École pour le nouveau millénaire

Le passage au nouveau millénaire voit une École transformée. En effet, l’ancien «Damier», contenant des salles de cours, ainsi que des logements pour étudiants, est démoli en 1998. Sur ses décombres s’élève désormais un bâtiment flambant neuf. À son extrémité ouest se trouve un centre de radiothérapie. Deux niveaux de parking souterrain sont creusés devant le nouveau bâtiment. Ils sont destinés «à l’usage de ceux qui fréquentent La Source ou y travaillent».

Le nouveau «Damier» contient un ensemble de locaux destinés à l’enseignement ainsi qu’aux étudiants. Il s’agit d’un auditoire de 126 places (l’Auditoire «Leenards»), cinq salles de cours, deux salles de pratique entièrement équipées et une salle informatique. Il contient également un coin «cafétéria», des vestiaires avec casiers pour les étudiants, un coin détente ainsi que des locaux de rangement.

En présence des autorités politiques, l’inauguration officielle a lieu le 9 novembre 2000. Un défilé de mode mettant en valeur les uniformes Source, portés de 1859 à nos jours, ajoute une dimension festive et historique à cet événement. Cette cérémonie est suivie de trois jours de portes ouvertes sur le thème de la «La virtualité dans la réalité».

Le hall du nouveau bâtiment : les espaces intérieurs.

Le hall du nouveau bâtiment: les espaces intérieurs.

Octobre 2001 voit l’inauguration des rénovations du bâtiment reliant le «Damier» au «Saisons». Ce bâtiment contient désormais un local d’informations, une salle informatique, une cafétéria et deux salles de cours transformées, afin de les rendre modulables. A l’occasion de son inauguration, ce bâtiment est baptisé du nom de Thérèse Fréminet, Sourcienne honorée pour son grand dévouement lors de la Première Guerre mondiale.

1997 – 2000: Trois années de travaux qui transforment l’aspect intérieur de l’École

En plus de ces imposants travaux extérieurs, l’École s’est vu refaire une beauté intérieure, toujours dans le souci d’adapter les structures à l’augmentation du nombre d’étudiants, ainsi qu’aux exigences des nouveaux types d’enseignement. Outre les rénovations de salles de cours et de couloirs déjà existants, plusieurs travaux ont été faits: le hall d’entrée et la réception subissent un lifting des plus réussi. Un agrandissement de la bibliothèque, devenue CEDOC, lui apportant une forme arrondie. Un ascenseur est installé dans le bâtiment «Les Saisons», permettant ainsi un accès facilité aux étages, dont les chambres ont fait place à des bureaux. La première «maison des élèves» perd ainsi son rôle premier d’internat.

2000 – Création d’une nouvelle structure: l’Institut La Source

En plus des différentes évolutions architecturales, 2000 voit l’ouverture en décembre de l’Institut La Source, basé à Paris. Cette nouvelle structure est le troisième volet de la Fondation La Source, les deux premiers étant la Clinique et l’École.

L’Institut La Source est en fait l’aboutissement du développement d’un réseau international mis en place au travers des activités de l’École. Il met en synergie des partenaires universitaires belges, québécois et français partageant leur intérêt pour la promotion des savoirs infirmiers et pour la «perspective soignante».

Les activités principales de l’Institut sont un prolongement international de la mission pédagogique de la Fondation La Source depuis 1859. L’Institut constitue en effet une plateforme internationale francophone de formation, de conseils, de recherche et de publications. Elle organise également des colloques et congrès internationaux. Tous ces éléments s’adressent à tout le secteur d’activité, qu’il s’agisse des entreprises publiques ou privées, des établissements scolaires ou hospitaliers, des structures d’interventions sociales ou d’hébergement de personnes de tous âges et de toute condition.

Des difficultés conjoncturelles imposent, en 2007, le retour de l’Institut La Source à Lausanne où il s’est fait une place de choix aux côtés de la Haute École de la Santé (HES). Ses activités de réseautage et de formation complètent l’offre HES et font vivre le partenariat historique avec la Croix-Rouge suisse, ainsi que les relations avec le Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l’espace francophone (SIDIIEF) dont La Source est co-fondatrice avec l’Ordre des infirmières du Québec.

2001 – Une chapelle œcuménique ouverte à tous ceux qui le souhaitent

Octobre 2001 est également l’occasion d’inaugurer une nouvelle chapelle œcuménique. Elle remplace au même endroit l’ancienne chapelle, consacrée en 1963.

La rénovation est faite dans un but d’ouverture. Auparavant, la chapelle était réservée uniquement à l’École et son accès était interne. Dorénavant, l’entrée se fait par l’extérieur et elle est ouverte à tous ceux qui le souhaitent. Dans un même élan, la chapelle n’est plus uniquement protestante mais œcuménique. Une voute a notamment été aménagée sur laquelle figurent des symboles illustrant les différentes religions chrétiennes. Ce lieu de recueillement est illuminé par un vitrail représentant un arbre de vie.

L’année des développements: tout doit être prêt pour entrer en HES la 43ème semaine de 2002!

L’entrée dans la HES-SO se prépare à La Source:

  • révision des statuts de la Fondation, afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur ce qui est subventionné par l’État et ce qui reste de la compétence du Conseil de fondation de l’École, c’est-à-dire la partie privée de l’institution;
  • création d’un nouveau parcours de formation sur la base du programme-cadre HES Santé-Social, tout en valorisant les expériences antérieures;
  • réforme des structures organisationnelles dans l’institution (informatisation, circulation de l’information);
  • révision des formations post-diplômes dans la perspective de formations postgrades HES (prévue pour 2006);
  • collaboration de l’Unité de recherche avec les autres réseaux de recherche «santé-social».

Le 21 octobre 2002, 51 étudiants HES entrent à La Source. Études théoriques et cours pratiques internes, avec en alternance, des stages diversifiés, forment toujours le fondement structurel de leur formation. Des praticiens formateurs, issus des terrains et formés pour cette tâche, assureront progressivement, dès 2004, la formation des étudiants en stage. C’est un des grands changements par rapport à la formation Niveau II, dans laquelle les enseignants garantissaient cette fonction. Le programme en revanche est une adaptation structurelle du programme Niveau II mis en œuvre depuis 1994. En effet, l’orientation donnée par la HES, en particulier dans le choix des compétences professionnelles comme pivot central de la formation, permet à La Source de «revisiter» ce qu’elle avait déjà mis en œuvre.

La création du niveau de formation HES constitue une réponse en vue de son adaptation à la demande croissante en personnel qualifié, dans le champ sanitaire et social. Cette nouvelle formation cherche aussi à assurer une reconnaissance internationale des diplômes délivrés. Il s’agit de former à l’ajustement constant à des milieux sociaux et culturels divers, à la capacité de s’adapter à la pluralité des regards, des appréciations et des interventions dans un champ sanitaire et social en évolution rapide. Qualification, mobilité internationale, réponses complexes à situations complexes sont donc au centre de la formation infirmière HES qui doit pouvoir répondre aux besoins du troisième millénaire.

2004 – 2006: Pour devenir un site HES, deux écoles fusionnent…

La fusion avec l’École de Bois-cerf est un processus commencé en 2003. Il aboutit au 1er janvier 2006, date de la mise en œuvre d’une nouvelle organisation. A sa tête, l’ancien directeur de Bois-Cerf, Jacques Chapuis, succède à Christiane Augsburger. Cette nouvelle École La Source poursuit ses activités privées tout en devenant un pôle Haute École de la Santé (HES), telle que souhaité par la Confédération et les cantons. Les exigences de la HES sur la taille des Institutions certifiées sont ainsi respectées. Elles souhaitent atteindre en effet une population de 400 à 500 étudiants en formation initiale et postgrade par site HES.

Cette fusion est une longue et complexe évolution. Il s’agit de «regrouper deux écoles, deux collectifs estudiantins et deux équipes de collaborateurs en tenant compte des différences de culture et … sans licenciement». À ces difficultés, il faut ajouter un budget d’exploitation normal.

Ainsi, une intégration progressive des enseignants et du personnel a été faite. Il a fallu pour cela une bonne anticipation dans la gestion des ressources humaines, un changement accompagné par l’investissement personnel de l’ensemble des collaborateurs et des structures permettant de faciliter la communication. Cet ensemble de mesures a permis, progressivement, la création d’une nouvelle culture et un fonctionnement normal de l’Institution.

De leur côté, les étudiants de l’ancienne École Bois-Cerf ont été intégrés à La Source, sous la forme de deux volées de 30 étudiants, entrées l’une en automne 2004 et l’autre en 2005, chacune venant y terminer leurs 3ème et 4ème années de formation. Les enseignants de ces volées les ont suivis à La Source. En automne 2005, l’ensemble des employés de Bois-Cerf restant les ont rejoints à la Source.

2005 – Le processus de Bologne est mis en œuvre à La Source

La construction des Hautes Écoles Spécialisées s’est faite par étape. La première, en 2002, voit la création de la HES romande santé-social (HES-S2) qui vise, comme le souligne le rapport final établi par la Conférence des Centres d’Enseignement des domaines de la Santé et du travail Social (C2ES2) de «faire travailler les différentes filières dans la perspective d’une unification des compétences visées, plutôt que de rechercher à produire des programmes uniques et standardisés fondés sur les seuls contenus».

Il s’agit en effet de former des infirmiers et des infirmières dotés d’un bagage intellectuel solide leur permettant de penser l’action soignante, bref, être des praticiens réflexifs. En 2004, la deuxième étape consiste en l’intégration de ce système de formation santé-social dans la HES de Suisse Occidentale (HES-SO), créée en 1998, sur la base de la loi fédérale votée en 1995. Dans ce cadre, il s’agit de s’adapter aux nouvelles exigences du processus de «Bologne». Ce dernier est «une réforme en profondeur du système de formation supérieure visant la mise en place d’un Espace européen de l’enseignement supérieur. L’objectif de «Bologne» consiste à réaliser un espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche qui soit concurrentiel et dynamique».

À La Source, ces changements successifs obligent aussi bien à s’adapter à la nouvelle gouvernance au sein de la HES-SO qu’au protocole de formation de «Bologne». Ce dernier débute en 2005 avec l’organisation d’une année préparatoire dont la réussite permettra à l’étudiant d’entrer dans le programme Bachelor de 3 ans. En automne de cette année-là, 105 étudiants découvrent l’année préparatoire. C’est la fin des formations Croix-Rouge, y compris les formations postdiplômes, qui se préparent à accéder au système HES. Il s’agit alors d’élaborer une offre de formation postgrade de type HES qui consiste en la possibilité d’obtenir un Certificat, un Diplôme ou un Master d’Études Avancées.

C’est la fin d’une période qui avait débuté avec la loi fédérale de 1903 accordant à la Croix-Rouge suisse le contrôle des écoles de formation d’infirmières, puis le contrôle de la formation elle-même. La Source, en tant qu’ancienne École romande de la Croix-Rouge suisse depuis 1923, poursuit, dans le cadre de ses activités privées, une collaboration privilégiée avec la Croix-Rouge suisse. Cette dernière n’est de ce fait pas devenue «l’absente de marque de notre évolution», comme le souligne Jacques Chapuis, directeur de l’École La Source, dans le rapport annuel 2006.

2006 – Jacques Chapuis, le premier infirmier à la tête de l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source

Jacques Chapuis, tout à droite, et le personnel de l’Ecole

Jacques Chapuis, tout à droite, et le personnel de l’Ecole

Né le 2 mai 1957 à Aubonne, où il passe son enfance, Jacques Chapuis est originaire de Bonfol dans le Jura. Après le Collège d’Aubonne, il suit les cours de l’École supérieure de commerce, puis il obtient, en 1979, un diplôme d’infirmier en psychiatrie de Cery, à Prilly. Il ne pratique que peu dans cette discipline, car il se réoriente rapidement vers l’obtention d’une équivalence avec le diplôme en soins généraux. Il travaille à l’Hôpital Le Samaritain, à Vevey, en tant qu’infirmer, puis en tant que responsable d’un service infirmier dans les soins intensifs. Il décide alors de se former en anesthésie et réanimation et obtient un Certificat de capacité en 1984. Il pratique dans ce domaine jusqu’en 1991, avec une interruption d’un an dans le champ humanitaire, au Pakistan, en tant qu’administrateur médical responsable de l’action de chirurgie de guerre. L’enseignement l’intéressant, il se forme dans ce domaine à l’ESEI. Il est nommé à l’École de soins Infirmiers de Bois-Cerf, à Lausanne où il y travaille tout d’abord en tant qu’enseignant, puis en tant que directeur de 1998 à 2005. Il dirige aussi la nouvelle École de Soins ambulanciers de Bois-Cerf de 2002 à 2006. Lors de la fusion de l’École Bois-Cerf et de l’École La Source, il est nommé directeur de La Source où il débute en janvier 2006. Il s’était préparé à ces tâches directoriales en obtenant un Master ès Sciences en éducation de l’Université de Genève et un Certificat de management CRPM, en 2005.

Un premier infirmier directeur, est-ce une surreprésentation du genre masculin dans le management, dans une profession encore féminine à plus de 90 %?

Dans le rapport annuel 2006 de la Fondation La Source, Jacques Chapuis soulève la question: «Est-ce une chance ou une calamité ?». Il ajoute, qu’en tous les cas, l’École est toujours dirigée par un professionnel des soins infirmiers, identifié et identifiable comme tel. Le curriculum vitae ci-dessus le prouve. Dans une profession qui cherche à faire reconnaître ses atouts au sein de la population, être un professionnel (ou une professionnelle) ayant une conscience des rapports de genre qui sous-tendent toute l’évolution de la profession ne peut être que bénéfique.

Portrait ...

Portrait …

La nomination de Jacques Chapuis, en tant que directeur de l’École La Source, fonctionne comme le lien nécessaire entre deux écoles qui ont dû fusionner pour être un pôle de formation HES. Il a travaillé à cette fusion avec Christiane Augsburger, directrice, partie à la retraite une fois cette tâche accomplie. Les changements en cours, tant au niveau de la mise en œuvre du programme HES, que de la préparation des programmes de formation continue postgrade, que de l’impulsion à donner à la recherche appliquée et aux prestations de service, le mettent en situation dynamique, tourné vers l’avenir de l’École.

2008 – La préparation d’une vénérable Institution à son 150ème anniversaire

Pour son 150ème anniversaire, La Source s’offre un lifting. Différentes évolutions architecturales sont réalisées, et se terminent encore en 2009.

L’École s’agrandit et se métamorphose sur son site historique.

Espace administratif

La Clinique s’offre un nouvel habit de Lumière.

1890-2009: Présider l’Institution La Source et en assurer la continuité…

Lors du premier Conseil de fondation, réuni dans le cadre de sa propriété, le Rivage, à Genève, le 15 novembre 1890, Valérie de Gasparin remet son École entre les mains de ces hommes et de ces femmes:

“Je la place, notre École, sur votre cœur, vous l’aimerez, n’est-ce pas? Vous prierez pour elle; vous lui accorderez les secours de votre fidélité, de votre énergie, de votre foi!”.

Les Présidents de l’Institution La Source depuis 1891

Scroll Up