1990 – 1999

1990 – 1991: Fête du centenaire de la Fondation La Source

 Festivités liées au Centenaire de la Fondation La Source. L’intérieur du manoir des de Gasparin à Valeyres-sous-Rance.

Festivités liées au Centenaire de la Fondation La Source. L’intérieur du manoir des de Gasparin à Valeyres-sous-Rance.

Le centenaire de la création de la Fondation La Source par la Comtesse Valérie de Gasparin en 1890 est commémoré le 7 mars 1991 à Valeyres dans une cérémonie en son honneur et en présence des autorités politiques cantonales.

1991 – Centenaire de l’ouverture de la «Clinique de Beaulieu»

cls-cliniqueLe Centenaire de l’ouverture de la «Clinique de Beaulieu» par le Dr Ch. Krafft est célébré le 6 décembre 1991. Cette journée est aussi l’occasion de l’inauguration d’un étage supplémentaire au bâtiment longeant l’avenue Vinet, d’une passerelle reliant ce bâtiment à la Clinique, de la «Veranda» construite dans le jardin intérieur et, finalement mais non la moindre, de la modernisation des salles d’opération, plus particulièrement du système de ventilation. Cette journée d’inauguration officielle fut suivie de deux jours de «Portes ouvertes» au public.

1991 – La Clinique se modernise et se refait une beauté

Suite à la modernisation des chambres de la Clinique, par l’aménagement de salles d’eau notamment, le nombre de places disponibles a fortement diminué, passant de 135 en 1982 à 107 en 1989. Afin de pouvoir regagner des lits, le projet de surélévation de l’immeuble longeant l’avenue Vinet voit le jour en 1989. Cet ajout permet en effet de créer un service de 14 lits et de diminuer le bruit dû au carrefour Beaulieu-Vinet. La façade est également refaite, peinte en un camaïeu de rose. A partir de cette transformation architecturale, divers aménagements sont faits. Une passerelle relie désormais le nouvel étage au bâtiment principal de la Clinique. Elle allie confort des patients, praticité d’usage, et aspect culturel, devenant en effet la «Galerie de La Source» lieu d’expositions.

C’est aussi à cette période qu’est créé l’espace appelé «Véranda» et regroupant en son sein: salon, bar, restaurant, kiosque et vente de fleurs. Au milieu de ce nouvel espace se dresse une œuvre d’art en marbre. Il s’agit d’une œuvre symbolique offerte par l’Association des infirmières diplômées de La Source à l’occasion du centenaire de la Clinique.

Quelques étages plus bas se trouvent les salles d’opération dont la ventilation est rénovée, afin de l’adapter aux normes modernes d’hygiène hospitalière. C’est ainsi qu’une ventilation dite «laminaire» est mise en place.

La situation financière de la Fondation ainsi qu’un important legs ont permis la réalisation de cet ensemble de transformations qui répondent aux besoins techniques et de sécurité, ainsi qu’au confort des patients.

1994 – La formation d’infirmière généraliste: un programme de transition vers la HES ?

En 1992, la Croix-Rouge suisse édicte de nouvelles Directives, après 14 ans environ de discussions et de remise en question du paradigme médico-délégué qui sous-tendait l’orientation des directives précédentes depuis 1925. Celles-ci avaient été jusque-là le principal agent de développement de la construction professionnelle réalisée par des personnes extérieures à la profession, principalement des médecins. Dès 1978, cependant, des voix se font entendre pour que la profession infirmière prenne en mains son devenir et réoriente la formation de base en regard de la professionnalisation mise en œuvre par les infirmières elles-mêmes.

Cette réorientation vers une formation d’infirmière généraliste, qui donne des soins aussi bien curatifs que préventifs, à la personne, à la famille et dans la communauté, avait déjà été pensée dans le cadre du Conseil International, en 1934. C’est dire l’importance de l’événement de 1992 ! Mais, c’est dire aussi que ce nouveau programme a des racines historiques, souvent méconnues d’ailleurs, qui travaillent les décisions du présent, lui permettant de donner un devenir à toute une chaîne de réflexions professionnelles, souvent pionnières.

Mais qu’est-ce que ces directives ?

Pour la première fois, le rôle professionnel est abandonné au profit d’une offre globale en soins infirmiers. En clair, ce n’est plus l’infirmière qui est au centre de l’apprentissage (comme dans le rôle), mais le patient à qui la professionnelle offre un service de type préventif, curatif ou social en regard des compétences professionnelles acquises. Dans ce contexte, ces dernières remplacent le rôle, qu’il soit autonome ou délégué. La responsabilité de l’infirmière et son devoir professionnel, consistent à agir dans le cadre des compétences acquises, qu’elles soient de niveau I ou de niveau II, comme le médecin agit dans le cadre de ses compétences.

A l’École La Source, la construction de ce nouveau programme est réalisée en 1994. Les premiers étudiants niveau II entrent à cette date. Le programme est conçu afin d’exploiter des situations d’apprentissage se référant aux neuf compétences attendues. C’est un magnifique défit auquel les enseignants ont œuvré avec enthousiasme. Mettre ainsi en œuvre, pour la première fois de l’histoire professionnelle suisse, un programme totalement pensé et géré par les infirmières elles-mêmes, a souvent été dans les écoles de soins infirmiers une expérience importante et créatrice d’idées novatrices. Ce programme est à la base des réflexions sur la formation HES qui se met en place dès 2002. Il n’aurait pas été possible aux écoles de soins infirmiers d’intégrer le système HES sans le passage par une formation professionnelle issue de la profession elle-même.

Des formations postdiplômes modulaires et interdisciplinaires : transition vers le postgrade HES.

Dès 1991, sur le plan des formations postdiplômes, l’offre se diversifie et s’organise en modules. La préparation de cette nouvelle organisation est à l’origine de l’agencement du programme niveau II. Un programme romand interdisciplinaire en gérontologie-gériatrie (PRIGG) est créé, à cette date, par Anne-Françoise Dufey, responsable de ce programme novateur en matière de prise en charge de la vieillesse; il aboutit à un diplôme de spécialisation en gérontologie-gériatrie. Elle est aussi à l’origine de la transformation du programme de formation en santé publique en un programme de formation post-diplôme aux pratiques interdisciplinaires en santé communautaire (PRISC) qui débute en 1997. Ces deux programmes s’ouvrent aux différents professionnels de la santé et des secteurs sociaux.

1996: La création d’une synergie avec l’Université de Strasbourg pour former aux pratiques de santé communautaire et Recherche-Action (DHEPS).

 La signature de la convention de collaboration entre l'Université des Sciences humaines de Strasbourg II et l'Ecole La Source en 1996.

La signature de la convention de collaboration entre l’Université des Sciences humaines de Strasbourg II et l’École La Source en 1996.

En mai 1996, une convention de collaboration scientifique est signée entre l’Université Marc Bloch des sciences humaines de Strasbourg et l’École La Source. Cette collaboration offre une formation universitaire dans les domaines des pratiques de santé communautaire et Recherche-Action. Elle mène au Diplôme des Hautes Études des Pratiques Sociales (DHEPS), option santé communautaire qui est équivalent à une maîtrise donnant accès à un troisième cycle dans le cadre des Hautes Écoles suisses (HES et université).

 

Mais qu’est-ce qu’une recherche-action ?

Elle est réalisée par les acteurs eux-mêmes pour comprendre, améliorer, modifier l’action des professionnels, avec l’appui de spécialistes du problème étudié et la participation de tout ou partie du milieu où s’insère l’action. Ainsi, la recherche, surtout clinique, est visibilisée.

 Les étudiant-e-s de première et deuxième année DHEPS, avec le responsable de la formation, Michel Fontaine, en 2003.

Les étudiant-e-s de première et deuxième année DHEPS, avec le responsable de la formation, Michel Fontaine, en 2003.

En réflexion depuis 1995, ce projet se concrétise avec l’entrée de 15 étudiants en novembre 1996. Le groupe est multi-professionnel (santé/social) et international (Suisse-France-Brésil-Espagne). L’enseignement est donné alternativement à Lausanne et à Strasbourg afin que les étudiants bénéficient des deux sites pour leur recherche. La formation se déroule sur trois années, en alternance. Le volume d’heures global est de 1080 heures (réparties sur les trois ans) en deux parts complémentaires: 540 heures de formation collective et fondamentale; le reste étant du temps pour une formation personnalisée, guidée et appliquée. En janvier 2007, la formation passe à deux ans tout en gardant le même nombre d’heures et les contenus de cours identiques.

En 2002, L’École La Source devient une HES, le DHEPS fait dès lors partie de la partie privée de l’École, avec l’Institut La Source ouvert à Paris, en 2000. Le rapatriement de celui-ci à Lausanne en 2007, ne change pas son statut privé.

1998 – Convention pour la création d’un centre de radiothérapie à la Clinique

Le 2 septembre 1998, une convention est signée entre la Société Generidis S.A. de droit français à Paris, la Société Iridis Lausanne SA et la toute nouvellement créée Société de radiothérapie de La Source SA. Cette convention a pour but la mise en place à la Clinique de La Source d’un centre de radiothérapie. Ce centre, doté d’équipements de pointe, va permettre à La Clinique de faire bénéficier les patients atteints d’une affection cancéreuse de l’ensemble de la palette des soins. Situé à l’extrémité ouest du nouveau bâtiment de l’École, il ouvre ses portes en novembre 2000.

1999 – Un Centre d’Urgences Médico-Chirurgicales: VidySource

Une ambulance devant l’entrée de VidySource. © Thierry Zufferey, Lausanne.

Une ambulance devant l’entrée de VidySource. © Thierry Zufferey, Lausanne.

Le Centre d’Urgences médico-chirurgicales VidySource ouvre le 6 avril 1999. Il se situe dans les locaux de la Clinique de La Source, tout à l’est. Ce centre est mis en place sur le modèle, et avec la collaboration, du centre de la Société VidyMed. Il s’agit donc d’urgences assurées la journée. On y traite les urgences de type chirurgicales, gastro-entérologiques, gynécologiques, ophtalmologiques, ORL, orthopédiques, pneumologiques et urologiques. Elles sont «assurées en 2ème ligne par des spécialistes FMH de chaque discipline».

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